Un surprenant prototype est placé près de l’Atalante sur le stand du grand palais en 1935 : l’Aérolithe.
Il s’agit d’un coupé surbaissé sur un châssis de Type 57 raccourci. Il conserve la calandre verticale de la berline et ses phares sont encastrés, très bas, sur les ailes avant. Il est surtout remarquable par ses ailes rivetées et l’arête, elle aussi rivetée, qui court sur le pavillon.

Cette carrosserie, qui fit sensation, habillera en 1936 un châssis surbaissé 57S qui prendra le nom d’Atlantic.
Cette carrosserie futuriste apparaît encore plus spectaculaire avec sa calandre en coupe-vent, sa ligne de capot abaissée et sa hauteur ne dépassant pas 1,30m.

Deux des trois voitures construites sont livrées en septembre et octobre 1936, la dernière en mai 1938.

La 57SC Atlantic est une des voitures les plus spectaculaires, insaisissables et coûteuses de l'histoire Bugatti. Avec sa position basse, son moteur puissant, de construction légère, 200 kmh de vitesse de pointe, beaucoup considèrent que c'est le summum de Bugatti et la première supercar jamais imaginée.
Le fils d'Ettore, Jean Bugatti, a joué un grand rôle dans le développement de la série Type 57, assurant personnellement style de l'Atlantique, dans un intéressant mélange de style aviation avec cette forme goutte-d'eau (ou larme...) d'avant-garde. Les points culminants de sa conception sont un pare-brise fortement incliné, des ailes rivetées ainsi que cette épine dorsale unique et les portes en forme de rein avec vitres latérales correspondant... mais où alait-t'il chercher son inspiration ? dans le monde animal peut-être ?

L'innovation ne réside pas seulement dans le style mais aussi dans les techniques de fabrication, employant un matériaux extrêment léger et robuste à la fois : l'Elektron, un alliage de magnésium et d'aluminium. Cet alliage, produit par IG Farben en l'Allemagne (Mercedes l'utilisera également pour ses "flèches d'argent"), bien qu'il soit solide et jusqu'à un tiers du poids de l'aluminium, il est également très inflammable soudage n'a pas été possible et chaque panneau a dû être riveté !
Par conséquent, le génie de Jean a été d'incorporer l'esthétique des rivet dans la conception globale de la voiture et de créer ainsi une magnifique combinaison de la fonction et la forme.

Seule, la première Atlantic (et l'Aérolithe) a utilisé cet alliage hautement inflammable. Les deux autres modèles produits reviendront à un classique aluminium, conservant néanmoins le montage des rivets si caractéristiques.
extrait : http://www.forum-auto.com/automobiles-mythiques-exception/voitures-anciennes/sujet189904.htm

 

        

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